Don d’organes : des changements pour 2017

Souhaitez-vous faire don de vos organes après votre mort ? A ce jour, la loi oblige le corps médical à consulter les familles avant un prélèvement d’organes. Mais à partir de 2017, les procédures seront simplifiées. Le 22 juin a eu lieu la Journée Nationale du don d’organes, une nouvelle occasion ce site, après cet article, de vous reparler de ce sujet et de vous faire un point sur la procédure actuelle du don d’organes et sur ce qui va changer en 2017 avec l’amendement de la loi Touraine.

Le don d’organe aujourd’hui

memoireMême si aujourd’hui, 79% des Français se disent favorables au don d’organes, il se trouve qu’au moins un prélèvement sur trois est refusé. A l’heure actuelle, les organes sont prélevés seulement après le consentement de la famille. Même si le défunt détient une carte nationale de donneur celle-ci n’a aucune valeur juridique, c’est uniquement un témoignage. Pour cette raison, il est important d’en discuter avec vos proches si vous désirez faire don de vos organes. Après vérification du registre national des refus, l’équipe médicale est en obligation de toujours consulter la famille avant un prélèvement mais celle-ci qui est généralement en état de choc émotionnel et qui ne connaît pas forcément la volonté du défunt de donner ses organes refuse le prélèvement. La loi actuelle précise cependant que ne pas s’inscrire sur le registre des refus, c’est accepter de donner ses organes.

Des changements à prévoir pour 2017

En 2017, cette loi va changer avec le nouvel amendement de la Loi Touraine qui a été voté en avril 2015. Cet amendement prévoit uniquement d’ « informer » les proches du défunt de la nature et de la finalité du prélèvement, la famille ne sera donc plus consultée pour un accord comme c’est le cas actuellement. Si le défunt n’est pas inscrit sur le registre des refus, sur lequel se trouvent environ 100.000 personnes, les organes seront prélevés après consultation du médecin.

Peut-être cet amendement connaîtra des modifications d’ici là, mais en attendant sachez que plus de 20 000 personnes en France sont dans l’attente d’une greffe, alors au cas où il devrait vous arriver quelque chose, n’hésitez pas à parler de votre souhait avec votre entourage.